Véronique Mergel
Véronique Mergel est née en Lorraine en 1967. Dès l’école primaire, ses premiers poèmes voient le jour sous le regard bienveillant d’instituteurs qui les lisent à la classe, pressentant déjà une sensibilité singulière.
Son enfance la voit nouer une proximité avec la nature, première ébauche d’un rapport particulier au monde sensible. Attentive aux émotions de ceux qui l’entourent, elle cultive l’empathie. Cette attention au vivant s’accompagne d’un goût précoce pour la lecture et d’une passion pour l’expression corporelle, passion qu’elle approfondit à travers une formation en danse classique.
La poésie prend véritablement sa place dans son existence lors de sa 1e année à Londres, au lycée français Charles de Gaulle. Un professeur de lettres passionné lui fait découvrir Baudelaire, Aragon, Saint-John Perse et d’autres grandes voix qui viendront enrichir le terreau de son imaginaire. Une enseignante irlandaise, spécialiste de William Blake, Lord Byron, John Keats et John Milton, lui ouvre les portes de la poésie anglaise. Cette double culture littéraire, française et anglo-saxonne, permet à Véronique de se forger progressivement une vraie sensibilité sur les correspondances entre les langues.
C’est logiquement qu’elle effectue deux années de classe préparatoire en Lettres classiques à Nancy, avec une spécialisation en anglais. Puis ses études se poursuivent quatre ans à l’Institut Supérieur d’Interprétariat et de Traduction, où elle se spécialise en terminologie. Durant cinq ans, elle exerce comme traductrice technique et terminologue trilingue pour Siemens et Thomson CSF. Elle poursuivra ensuite cette activité en indépendante.
Plus tard, l’obtention du CAPES d’anglais l’amène à s’installer en Gironde, où elle enseigne en collège et en lycée. Entre transmission, langage et recherche d’expression, son parcours demeure traversé par une même fidélité aux mots et à leur pouvoir de révélation.

